Conte audio « Le collier en or »

Le Collier en Or, conte enregistré par le Studio OHM

« Le collier en or »

Dans un petit village d’Afrique, il y avait une maison dans laquelle vivaient deux frères. Ils travaillaient tous les deux comme pêcheurs. Leur spécialité était la pêche à la ligne. L’aîné était marié, il avait des enfants, le plus jeune était encore célibataire. 

Un matin, les deux frères se réveillent très tôt. Chacun prend un sac et y met ses affaires de pêche : filets, hameçons et autres matériels. Leurs sacs sur le dos, ils sortent de leur maison et vont chercher du poisson dans une rivière, loin de leur village !

Ils marchent, ils marchent, ils marchent, des heures et des heures et ils arrivent sur place. Ils s’installent sous un arbre juste au bord de l’eau. Le soleil vient de se lever, il y a un vent frais qui souffle. Sous l’arbre, l’herbe est mouillée par la rosée du matin. L’eau de la rivière est claire, limpide, aucune vague ne bouge. Ils sortent du sac leurs affaires de pêche.                                                                                                                                                                               

Mais au moment où, ils s’apprêtent à jeter leurs filets dans l’eau, leurs regards se posent sur un objet qui brille au fond de la rivière. L’aîné fait un pas en avant, se penche vers l’eau et s’exclame : « Ki thiakhala! Thiakhoub orla, sama diabar dena begue ! C’est un collier ! Un collier en or ! voilà, un beau cadeau que je vais offrir à ma femme. »

Il dépose aussitôt son filet, enlève ses habits et plonge dans l’eau. Il tend ses deux bras, ouvre ses deux mains, empoigne tout ce qu’il peut attraper et sort de l’eau. Il ouvre ses deux mains et découvre de la boue, des coquillages et des cailloux : « LI manoul nek ! Ce n’est pas possible ! Je le tenais, je le tenais ! ». Son petit frère lui dit : « Wakhngua degue, manoul nek ! Mais, tu as raison, ce n’est possible, tu le tenais, tu le tenais ! »

Ils s’interrogent tous les deux en regardant cet endroit qui est devenu trouble après le passage de l’homme. Mais quand l’eau redevient claire, le collier est toujours là, à la même place.

Le plus jeune enlève ses habits, plonge dans l’eau, tend ses bras, ouvre grand ses mains. Il empoigne tout ce que ses mains peuvent emporter et sort de l’eau, il ouvre ses mains : de la boue, des coquillages et des cailloux.                  « Manoul nek, Ce n’est pas possible- s’écrit-il, je le tenais ! »                                « Sama rak, yakar na li djinéla, kay nou daw téél ! Je pense, petit frère que nous avons affaire à un génie maléfique. Partons vite d’ici. ». Ils prennent leurs affaires et détalent.  

Au milieu de la journée, un chasseur passe dans ce même endroit, il s’arrête sous le même arbre, il a chaud, il dépose son fusil de chasse par terre, enlève ses habits et s’approche de l’eau de la rivière qui est claire, limpide, aucune vague ne bouge.  Ses yeux se posent sur le même collier. Il plonge dans l’eau, tend ses deux bras, ouvre ses mains, ramasse ce qu’il peut et sort de l’eau. Il ouvre ses mains : de la boue, des coquillages et des cailloux.

«Li manoul nek ! Mais, c’est bizarre se dit-il ! Je le tenais ! ». Il s’interroge tout en ayant les yeux rivés sur cet endroit devenu trouble après son passage. Quand l’eau redevient claire, le collier est à la même place. Il replonge dans l’eau, tend ses bras, ouvre ses mains, ramasse tout ce qu’il peut et sort. Il ouvre ses mains : de la boue, des coquillages et des cailloux. Il prend peur, son corps tremble, il lave ses mains, va ramasser ses affaires et détale.

Le lendemain matin, une femme qui habite près de cette rivière, prend sa calebasse. Elle sort de sa maison et va chercher de l’eau. Elle s’arrête un moment sous l’arbre pour se reposer. Puis, elle regarde l’eau de la rivière qui est claire, limpide, aucune vague ne bouge.

Ses yeux se posent sur le collier ! Elle dépose sa calebasse par terre, enlève aussitôt sa robe ! Mais avant de plonger dans l’eau, elle s’arrête, lève les yeux au-dessus de sa tête… et là, elle voit le collier accroché sur une branche de l’arbre !

Elle monte dans l’arbre, prend le collier, le met autour de son cou, descend de l’arbre, remplie sa calebasse d’eau, pose la calebasse sur sa tête et rentre chez elle !     

                                                                                                                        Attention à nos sens, ils nous trompent bien souvent !

Palmier dattier
Palmier dattier conte traditionnel africain Le collier en Or